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💶 Pouvoir d’achat : la question que la campagne électorale devrait vraiment poser

À l’approche de la prochaine campagne présidentielle, le pouvoir d’achat reviendra inévitablement au centre des débats.

Les candidats promettront des baisses de taxes, des hausses de salaires, des chèques, des exonérations ou de nouvelles aides. Chacun cherchera à identifier quelques dépenses inutiles, quelques privilèges scandaleux ou quelques catégories supposément trop favorisées, afin de donner l’impression qu’il serait possible de rendre beaucoup d’argent aux Français sans modifier profondément notre modèle de société.

Pourtant, la question du pouvoir d’achat est beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Elle ne peut pas être réduite au montant inscrit en bas d’une fiche de paie, au prix du carburant ou à celui du panier de courses. Elle dépend aussi du niveau de services collectifs que nous exigeons, de la durée de notre retraite, de notre accès aux soins, du niveau de sécurité que nous considérons comme normal, de notre organisation territoriale, de notre démographie, du prix de l’énergie et de notre insertion dans une économie mondialisée.

En 2025, le pouvoir d’achat par unité de consommation a reculé de 0,7 %, après une progression de 2,2 % en 2024. Le ressenti exprimé par une partie de la population ne relève donc pas entièrement de l’imaginaire. Mais avant de promettre de « rendre du pouvoir d’achat », encore faut-il comprendre ce que nous payons réellement et pourquoi nous le payons.1

🌅 Le fantasme des Trente Glorieuses

Les Trente Glorieuses restent une référence implicite dans une grande partie du débat français.

Elles représentent une époque de croissance forte, de plein-emploi, de salaires en progression et d’optimisme collectif. Les ménages accédaient progressivement à l’automobile, à l’électroménager, à la télévision, au chauffage moderne et à des logements plus confortables. Chaque génération pouvait raisonnablement espérer vivre matériellement mieux que la précédente.

Cette période a réellement existé. Il ne faut pas la réduire à un mythe.

Mais il faut aussi se rappeler le monde matériel dans lequel elle s’inscrivait.

Mon père, né en 1949, m’expliquait que, lorsqu’il était enfant, l’éclairage se faisait encore à la lampe à pétrole, l’eau venait du puits et les toilettes se trouvaient dans le jardin. Ce témoignage n’avait rien d’exceptionnel dans une partie de la France rurale de l’après-guerre.

L’accès à l’eau courante, à l’assainissement, au chauffage, à la télévision, à l’automobile ou à une médecine réellement efficace contre de nombreuses maladies n’était pas encore considéré comme un acquis universel.

La société était également beaucoup plus jeune. On comptait environ quatre cotisants pour un retraité en 1960, contre 1,8 en 2023. Les retraites étaient versées moins longtemps, à une population proportionnellement moins nombreuse et avec des pensions généralement plus modestes.2

L’espérance de vie à la naissance était également beaucoup plus faible. Cela ne signifie pas que toutes les personnes mouraient au moment d’atteindre l’âge de la retraite : celles qui avaient déjà atteint 65 ans pouvaient encore vivre plus d’une dizaine d’années. Mais une part plus importante de la population mourait avant cet âge, et la durée moyenne de retraite à financer pour l’ensemble d’une génération était nettement inférieure à celle d’aujourd’hui.3

Enfin, le niveau de sécurité accepté n’avait rien de comparable. En 1970, plus de 15 000 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaine. En 2025, malgré une population, un parc automobile et un trafic bien supérieurs, le nombre de morts était légèrement supérieur à 3 200.4

Cette évolution ne doit rien au hasard. Elle résulte des limitations de vitesse, de la ceinture de sécurité, des contrôles, des normes de construction automobile, des airbags, des infrastructures routières, des secours médicalisés et de véhicules beaucoup plus complexes.

La voiture ancienne était plus simple, plus légère et parfois plus facile à réparer. Elle était aussi beaucoup plus susceptible de tuer ses occupants.

La simplicité avait un prix. Simplement, ce prix était payé en morts, en invalidités et en vies brisées plutôt qu’en euros.

🧾 Le pouvoir d’achat n’est pas seulement individuel

Nous considérons aujourd’hui comme normales des choses qui auraient été perçues comme un luxe extraordinaire quelques décennies plus tôt.

Un salarié modeste dispose d’un accès à l’eau potable, à l’électricité, à la réfrigération, au chauffage, aux antibiotiques, à l’anesthésie, à l’imagerie médicale, aux télécommunications et à une alimentation variée que même les personnes les plus puissantes des siècles précédents ne pouvaient pas obtenir.

Cela ne signifie pas que les difficultés contemporaines soient imaginaires. Ne pas pouvoir se loger correctement ou devoir compter chaque dépense constitue un véritable appauvrissement, même lorsque l’on possède un smartphone et un réfrigérateur.

Mais cela signifie que le niveau de vie ne peut pas être mesuré uniquement par la quantité d’argent qui reste après les dépenses contraintes.

Une partie de notre richesse est collective et largement invisible.

J’ai moi-même été opéré d’une tumeur cérébrale alors que j’étais au chômage. Trois semaines après sa détection, j’étais pris en charge et opéré, sans que ma capacité à payer entre en ligne de compte.

Mon fils handicapé bénéficie également d’une prise en charge adaptée, de soins et d’un suivi que ma famille serait probablement incapable de financer seule.

Ces services ne sont évidemment pas gratuits. Il faut financer les médecins, les infirmiers, les accompagnants, les établissements, les médicaments, les équipements, les bâtiments et la formation de tous les professionnels concernés.

La facture n’a pas disparu. Elle a été mutualisée.

C’est précisément pour cette raison que je refuse de payer un artisan au noir. Je ne peux pas demander à la collectivité de prendre en charge mon fils et mes propres problèmes de santé, puis chercher à éviter ma contribution lorsqu’il s’agit de payer une facture.

Les taxes et les cotisations ne disparaissent pas dans une réalité parallèle. Elles financent des services, des pensions, des soins, des écoles, des infrastructures et des protections dont nous sommes presque tous bénéficiaires à un moment de notre vie.

Sur 1 000 euros de dépenses publiques, plus de la moitié finance la protection sociale : retraites, santé, famille, chômage, handicap et lutte contre la pauvreté.5

Le contribuable et le bénéficiaire ne sont donc pas deux personnes appartenant à deux camps opposés. Ce sont souvent les mêmes personnes à différents moments de leur existence.

👥 Les « assistés » ne sont pas toujours ceux que l’on croit

Le débat public se focalise régulièrement sur les chômeurs, les bénéficiaires du RSA, les immigrés ou les fraudeurs aux prestations sociales.

Il faut évidemment lutter contre les fraudes et évaluer l’efficacité de chaque dispositif. Mais ces sujets ne représentent pas le cœur financier du modèle social français.

En 2024, les prestations sociales ont représenté environ 932 milliards d’euros. Le risque vieillesse-survie en constituait près de 46 %, et la santé environ 36 %. À eux seuls, ces deux postes représentaient donc plus de quatre cinquièmes des prestations sociales.6

Les premiers bénéficiaires financiers du modèle social ne sont pas les catégories habituellement désignées comme « assistées ». Ce sont d’abord les retraités et les personnes qui bénéficient du système de santé — c’est-à-dire, tôt ou tard, pratiquement tout le monde.

Il ne s’agit pas d’accuser les retraités. Ils ont cotisé, travaillé et construit leurs projets de vie en fonction des règles qui leur étaient proposées.

Mais il faut regarder honnêtement les ordres de grandeur.

Une société dans laquelle les habitants vivent plus longtemps doit financer davantage d’années de pension, davantage de maladies chroniques, davantage de soins complexes et davantage de situations de dépendance.

Les progrès médicaux améliorent considérablement la vie, mais ils ont également un coût. Nous pouvons désormais diagnostiquer, traiter ou accompagner des maladies et des handicaps qui auraient autrefois conduit à une mort rapide, à une invalidité sans prise en charge ou à une exclusion familiale et sociale.

C’est une immense réussite. C’est aussi une dépense durable.

🏠 Le logement, révélateur d’un problème structurel

Le logement illustre lui aussi la complexité de la question du pouvoir d’achat.

L’allongement de la vie modifie la circulation du patrimoine et la disponibilité des logements. Les biens restent détenus plus longtemps, les héritages sont transmis plus tard et les nouvelles générations doivent se loger dans des zones où l’activité continue de se concentrer.

La fiscalité, les pensions, les taux d’intérêt, la construction, la concentration des emplois et l’organisation territoriale interagissent alors de manière complexe.

Le logement mériterait à lui seul une réflexion séparée. Mais il illustre déjà une évidence : le pouvoir d’achat ne dépend pas seulement du revenu. Il dépend aussi de la manière dont une société organise et répartit son patrimoine.

🗺️ Les taxes financent aussi notre organisation territoriale

Le coût d’un mode de vie ne correspond pas seulement à ce que paie directement son utilisateur.

Une maison isolée ou située dans un lotissement éloigné exige des routes, des réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunications, la collecte des déchets, des transports scolaires, des services de secours et parfois le maintien d’écoles, de bureaux de poste, de commerces ou d’équipements peu fréquentés.

Une partie de ce coût apparaît sur les factures du propriétaire. Une autre est répartie entre l’ensemble des contribuables.

Il en va de même pour les hôpitaux, les transports, les administrations et les établissements scolaires. Plus la population est dispersée, plus il est difficile de mutualiser les services et plus leur coût par habitant augmente.

Nous pouvons parfaitement choisir de maintenir un service de proximité sur l’ensemble du territoire. Mais il faut alors accepter de le financer.

Nous ne pouvons pas réclamer simultanément des prélèvements faibles, des services publics proches de chaque habitant, des infrastructures entretenues partout et une liberté complète d’implantation sans coût collectif.

Le pouvoir d’achat dépend donc aussi de l’organisation territoriale. Une société mal organisée peut prélever énormément tout en donnant l’impression de fournir de moins en moins, simplement parce qu’une part croissante des ressources sert à maintenir des infrastructures dispersées et vieillissantes.

⚖️ Scandale moral et enjeu budgétaire ne sont pas toujours la même chose

Les privilèges des élus, les dépenses somptuaires, les conflits d’intérêts et certaines subventions injustifiables doivent être combattus.

Ils sont moralement inacceptables et détruisent la confiance nécessaire à tout effort collectif.

Mais ils ne représentent qu’une fraction des dépenses publiques. Leur suppression ne financerait ni les retraites, ni l’hôpital, ni une baisse sensible des prélèvements.

Il faut donc distinguer deux niveaux.

Les abus doivent être supprimés pour restaurer la légitimité de l’action publique. Mais les grands équilibres budgétaires se trouvent dans les retraites, la santé, l’éducation, le logement, les infrastructures et l’organisation territoriale.

La même distinction vaut pour la fraude. Le travail au noir, la fraude fiscale et la fraude sociale affaiblissent le contrat collectif et reportent l’effort sur ceux qui respectent les règles. Il faut les combattre.

Mais il serait trompeur de prétendre que leur disparition suffirait à résoudre des déséquilibres démographiques et énergétiques qui se comptent en centaines de milliards d’euros et se déploient sur plusieurs décennies.

Les problèmes structurels exigent des réponses structurelles.

🌍 La technologie nous relie au reste du monde

Notre niveau de vie technologique repose sur une division internationale du travail extrêmement complexe.

Un smartphone, un scanner médical, une voiture ou un réseau électrique mobilisent des minerais, des composants, des logiciels, des machines et des compétences répartis entre de nombreux pays.

La France ne dispose ni de tout le pétrole qu’elle consomme, ni de tous les minerais, ni de toutes les industries nécessaires à la fabrication des biens qu’elle utilise. Son approvisionnement pétrolier repose presque entièrement sur les importations et sa facture énergétique nette atteignait encore 57,8 milliards d’euros en 2024, malgré une forte baisse par rapport au choc de 2022.7

L’intégration à l’économie mondiale n’est donc pas seulement une préférence idéologique. Elle constitue l’une des conditions matérielles de notre niveau technologique.

Cette intégration entraîne toutefois des contraintes réelles.

Elle met les travailleurs et les entreprises françaises en concurrence avec des pays où les salaires, les normes et les coûts de production sont plus faibles. Elle nous rend dépendants de chaînes d’approvisionnement que nous ne contrôlons pas entièrement. Elle expose notre économie aux crises géopolitiques, aux variations du prix de l’énergie et aux décisions prises à l’étranger.

Nous pouvons choisir de relocaliser certaines productions, de diversifier les fournisseurs et de reconstruire une autonomie stratégique.

Mais produire en France avec des salaires français, des normes françaises et de l’énergie européenne coûtera généralement plus cher que d’importer depuis les producteurs les moins coûteux.

On ne peut pas exiger simultanément des produits très bon marché, des salaires élevés, une souveraineté complète, des normes exigeantes et la fin du commerce avec les pays à bas coûts.

Là encore, il faut choisir.

📉 Conserver autant avec moins sera déjà une réussite

Les Trente Glorieuses répartissaient les fruits d’une expansion rapide.

Notre époque doit de plus en plus répartir le coût du maintien d’un monde déjà construit.

La population vieillit. Le ratio entre actifs et retraités se dégrade. Les infrastructures doivent être entretenues. Les soins deviennent plus performants mais aussi plus complexes. L’énergie et certaines ressources demeurent importées. Le changement climatique pourrait également affecter la productivité, les infrastructures, l’agriculture et les conditions de travail.

Dans ce contexte, l’objectif ne sera peut-être plus d’améliorer continuellement tous les aspects de notre niveau de vie.

Maintenir l’essentiel avec moins d’actifs, une énergie plus contrainte et davantage de personnes dépendantes constituera déjà une performance collective.

Cela ne signifie pas que tout progrès deviendra impossible. Nous pourrons améliorer les soins, le logement, l’éducation ou la prise en charge du handicap. Mais, en l’absence de croissance globale suffisante, faire davantage dans un domaine exigera de faire moins ailleurs, ou de réaliser de véritables gains de productivité.

Les populations acceptent difficilement de recevoir moins. Pourtant, repousser les décisions ne supprime pas la contraction.

Elle se produit alors de manière désordonnée :

Ce rationnement subi est généralement très mal réparti. Les personnes disposant de patrimoine achètent des solutions privées. Les groupes les mieux organisés défendent leurs avantages. Les autres absorbent la dégradation.

C’est ainsi que peuvent naître des troubles sociaux durables : non pas seulement parce que la société dispose de moins de ressources, mais parce que chacun a le sentiment que l’effort est imposé aux uns pendant que les autres restent protégés.

La contraction peut être anticipée, organisée et débattue. Elle peut aussi être niée jusqu’à ce que la réalité impose brutalement ses propres arbitrages.

❓ Les questions que la campagne devrait poser

Avant de promettre quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois, les candidats devraient répondre à des questions beaucoup plus fondamentales.

Quel niveau de soins, de retraite, de sécurité, d’éducation et de protection sociale voulons-nous garantir ?

Combien coûte réellement ce niveau de service, et qui doit le financer ?

Quels services devons-nous absolument préserver, et lesquels pouvons-nous réduire lorsque les ressources manquent ?

Pouvons-nous maintenir le même niveau d’infrastructures et de services sur un territoire aussi dispersé ?

Quel niveau de pension pouvons-nous financer avec moins de cotisants et une durée de retraite plus longue ?

Quelle part de souveraineté industrielle et énergétique sommes-nous prêts à payer par des prix plus élevés ?

Comment réduire les coûts de notre organisation administrative, territoriale et normative sans sacrifier les objectifs légitimes de sécurité, de santé et de solidarité ?

Ces choix ne relèvent pas seulement de l’expertise économique. Ils engagent notre modèle de société et devraient donc faire l’objet d’un débat public éclairé, fondé sur des données solides et sur des arbitrages explicitement assumés.

Les experts peuvent chiffrer les différentes options. Ils ne peuvent pas décider seuls de ce que la société doit préserver, transformer ou abandonner.

Ce sont ces questions qui déterminent réellement notre pouvoir d’achat futur.

Les chèques, exonérations et ajustements fiscaux peuvent soulager temporairement certaines personnes. Ils ne corrigent pas une organisation structurellement trop coûteuse.

🛡️ Préserver le modèle plutôt que l’épuiser

Je ne souhaite pas démanteler notre modèle social.

C’est précisément parce que j’en ai personnellement mesuré l’importance que je souhaite le sécuriser.

Je veux que mes enfants et mes éventuels petits-enfants puissent être soignés sans devoir prouver leur solvabilité. Je veux qu’un enfant handicapé puisse être accompagné indépendamment de la fortune de ses parents. Je veux que la maladie, l’accident ou la perte d’autonomie ne se transforment pas automatiquement en faillite familiale.

Mais préserver ces protections exige davantage que de proclamer leur caractère sacré.

Il faut accepter de regarder leur coût, de supprimer les rentes, de revoir certaines prestations, de repenser les retraites, de densifier les territoires, de simplifier l’administration et de mieux organiser les infrastructures.

La question n’est pas de savoir comment retrouver exactement le monde des Trente Glorieuses. Les conditions démographiques, énergétiques, sociales et technologiques de cette période ont disparu.

La question est de savoir comment préserver un haut niveau de civilisation dans un monde devenu moins favorable à la croissance facile.

🤖 Et si l’automatisation changeait l’équation ?

Une inconnue importante demeure : celle de l’automatisation et de l’intelligence artificielle.

Les gains de productivité réalisés depuis deux siècles ne sont pas tous passés dans les poches des propriétaires du capital. Ils ont également permis de réduire le prix relatif de nombreux biens, d’améliorer leur qualité, d’augmenter les salaires, de réduire le temps de travail et de financer une protection sociale plus développée.

Mais leur répartition n’a jamais été automatique.

L’intelligence artificielle pourrait permettre à une population active moins nombreuse de maintenir un niveau élevé de production et de services. Elle pourrait compenser une partie du vieillissement démographique et libérer des ressources pour les soins, la dépendance ou la transition énergétique.

Elle pourrait également concentrer davantage la richesse entre les propriétaires des machines, des données et des infrastructures numériques.

La question ne sera donc pas seulement de savoir combien l’automatisation permettra de produire. Il faudra déterminer qui possédera les moyens de production, comment les gains seront répartis et comment nous financerons la solidarité dans un monde où une part croissante de la richesse pourrait être créée avec moins de travail humain.

Ce sujet mérite une réflexion entière.

Mais il confirme déjà une chose : le pouvoir d’achat ne peut pas être traité comme une simple promesse électorale. Il dépend du modèle productif, du modèle social et de l’organisation collective que nous choisirons.

Avant de demander combien les candidats promettent de nous rendre, nous devrions peut-être leur demander ce qu’ils veulent préserver, comment ils comptent le financer et quelle société ils souhaitent construire pour les décennies à venir.


📚 Références


  1. Insee, « Les comptes de la Nation en 2025 », évolution du pouvoir d’achat du revenu disponible brut par unité de consommation : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8996855

  2. Vie publique, « Quel équilibre entre cotisants et retraités ? », environ quatre cotisants par retraité en 1960, contre 1,8 en 2023 : https://www.vie-publique.fr/lettre_essentiel/21

  3. Insee, séries longues sur l’espérance de vie à la naissance et aux différents âges : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2416631

  4. Observatoire national interministériel de la sécurité routière, bilans annuels de la sécurité routière depuis 1970 : https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etat-de-l-insecurite-routiere/bilans-annuels-de-la-securite-routiere/bilans-annuels-de-securite-routiere-de-1970-a-1979

  5. Ministère de l’Économie et des Finances, « À la loupe : le budget de la France », répartition de 1 000 euros d’impôts et de dépenses publiques : https://www.economie.gouv.fr/a-la-loupe-le-budget-de-la-france

  6. Drees, La protection sociale en France et en Europe en 2024, montant et répartition des prestations sociales entre vieillesse-survie, santé et autres risques sociaux : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2026-03/CPS%202025%20-%20Vue%20d%27ensemble.pdf

  7. Service des données et études statistiques, Chiffres clés de l’énergie, facture énergétique nette de la France et dépendance aux importations : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie/fr/4-depenses-en-energie